(publié le 26 février 2021)

Baguin & Percémis(1)

(1) Selon les termes employés par l’artiste Marcel S. pour désigner les particularités physiologiques de chaque genre.

La représentation de l’amour, du sexe ou de la nudité remonte aux origines de l’art – pensons aux innombrables appareils génitaux qui ornaient les grottes paléolithiques. Depuis lors, ces thèmes n’ont jamais cessé de hanter et d’inspirer l’humain.

Les créateurs issus de La «S» Grand Atelier –artistes porteurs d’un handicap mental – ne font pas exception : scènes de la vie intime, mariage de rêve, femme croqueuse d’hommes, mâle fier de son attribut, formes phalliques ou vulvaires, love stories réelles ou fantasmées…

Le projet Baguin & Percémis n’est pas un chantier thématique qui aurait été impulsé sur une idée d’un artiste ou d’un animateur d’atelier.

Au contraire, c’est au fil des jours et ce depuis pas mal d’années, que certains artistes s’emparent du sujet dont les résultats constituent désormais un véritable corpus d’oeuvres connectées au grand mystère de l’amour. Des oeuvres qui sont autant de regards singuliers portés sur un sujet universel, des réalisations tendres autant qu’impudiques où espaces publics et privés tendent à se confondre, où l’amour courtois et les désirs charnels débridés s’entrechoquent.

La jubilation des corps et la jouissance des formes participent d’une même expérience.

Loin d’être un voyeur embarrassé, le visiteur se mue en spectateur privilégié.

Baguin & Percémis compte à ce jour plus de cinq cents oeuvres, parmi lesquelles le clip Sex Choolers que vous pouvez retrouver ici.

Et pour vous plonger dans cette aventure graphique amoureuse, voici un petit échantillon d’oeuvres.




Avec le soutien de la Fondation Antoine De Galbert,
Fédération Wallonie-Bruxelles, Culture, Secteur des Arts Plastiques